Cahors

Cahors

Depuis votre location de gîte à Cabrerets, Cahors se trouve à une trentaine de kilomètres, soit environ 35-45mn par le route selon la saison.

La cité de Cahors se niche dans un méandre du Lot, dans une vallée entourée de collines. C’est une ville riche en histoire en en art, qu’on peut agréablement découvrir à pied grâce à sa taille humaine (environ 20.000 habitants).

 

Que visiter à Cahors ?

Il y a 18 monuments classés historiques dans la ville. Vous trouverez beaucoup de lieux classés ou non à voir ou visiter, dont notamment :

  • Le marché couvert.
  • Croisière promenade sur le Lot.
  • Petit train touristique à travers la vieille cité.
  • Le pont fortifié Valentré.
  • La Barbacane.
  • Tour Saint Jean, dite Tour des Pendus.
  • Eglise Sain-Berthélémy du XIVème siècle.
  • Palais Duèze et la tour dite « du pape Jean XXII ».
  • Cathédrale Saint-Etienne de Cahors.
  • La porte Arc de Diane gallo-romaine.
  • Maison henri IV ou HOtel Roaldès.
  • Eglise Saint-Urcisse.

Plus d’informations sur le site de l’office de Tourisme Cahors-Vallée du Lot.

 

Personnalités connues originaires de Cahors

  • Pape Jean XXII (1244-1316), né Jacques Duèze.
  • Clément Marot (1496-1544), poète.
  • Léon Gambetta (1838-1882), homme politique.

 

Cahors et son origine gallo-romaine

Ses racines remontent à l’époque romaine, elle s’appelait alors Divona Cadurcorum et désignait une source que l’on disait miraculeuse. Sa résurgence se situe près du fameux Pont Valentré.

Cahors exportait jusqu’à Rome des tissus de lin, ainsi que du vin. Ce vignoble avait été crée avant -50 avant JC.

Un aqueduc amenait l’eau à la cité depuis Vers, et on peut d’ailleurs encore en voir des vestiges sur la commune de Laroque-des-Arcs.

On a retrouvé de nombreux bâtiments gallo-romains :

  • des villas de l’époque et leurs mosaïques,
  • des temples,
  • un théâtre qui accueillait plus de 6.000 spectateurs,
  • un grand amphithéâtre,
  • une basilique,
  • ou encore des thermes (vous pouvez voir l’Arc de Diane qui est classé monument historique).

 

Un héritage disputé et pillé

Assiégée à diverses reprises, la cité de Cahors a notemment été disputée par

  • Jules César,
  • le roi des Francs Théodeberg 1er,
  • ainsi qu’Henri IV roi de Navarre,
  • puis l’Anglais Richard Coeur de Lion,
  • et plus tard le Prince Noir.

Les divers monuments gallo-romains décrits plus haut sont alors pillés et détruits au fil du temps.

L’évêque Saint Didier, appelé également Saint Géry, fit ériger en 650 la première cathédrale, ainsi qu’une muraille (correspondant à l’actuel boulevard Gambetta). On utilise alors les pierres des anciens monuments pour rebâtir.

Mais Cahors est à nouveau pillée ! Cette fois par les Sarrasins en 732, puis par les Vikings et les Magyars (peuple finno-ougrien provenant de la région du Danube).

 

Quartier de la Cathédrale à Cahors - A voir dans le Lot
Quartier de la Cathédrale à Cahors – A voir dans le Lot

Le moyen-âge cadurcien prospère

S’il ne reste que des ruines de la splendeur d’autrefois de la ville de Cahors, les évêques successifs permettent la reconstruction de la cité, et son nouveau rayonnement. C’est alors une cité catholique importante et prospère.

Cahors s’est essentiellement développée au moyen-âge. Elle a alors une grande importance dans toute l’Europe au niveau commercial, ainsi que financier.

Au XIVème siècle, le pape Jean XXII, élu en 1316 et dont la famille est établie à Cahors, a été généreux avec la ville qui en garde de nombreuses traces.
Il a notamment fondé en 1331 l’université de Cahors, l’une des premières universités de France, qui fusionnera plus tard en 1751 avec l’université de Toulouse.

Pendant la Guerre de Cent ans (1337-1453), la ville passe un certain temps sous domination anglaise.

 

La Renaissance à Cahors

A la Renaissance, la cité de Cahors continue à rayonner tant au niveau industriel qu’artisanal.

Le vignoble de Cahors subit toutefois la concurrence des vins de Bordeaux, lesquels sont soutenus par les Anglais.

En 1580, Henri de Navarre (alors Henri III) assiège et prend Cahors, riche ville catholique, lors de la 7ème Guerre de Religion.

 

Du XVIIè au XIXème siècle

L’université de Cahors, une des plus anciennes de France, ferme  au XVIIème siècle.

Puis le département du Lot perd en 1808 une bonne partie de sa superficie lors de la création du Tarn-et-Garonne.

Le lycée Gambetta, hérité de l’école des Jésuites, apporte toutefois un rayonnement culturel à la ville, avec  la formations de nombreux juristes, poètes, maréchaux d’Empire, grands médecins, politiques et journalistes.
Ce lycée est nommé d’après Léon Gambetta, avocat né à Cahors qui s’était opposé à Napoléon III.

 

XXème siècle

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Cahors se situe d’abord en zone non-occupée. Puis l’armé allemande prend le contrôle le 11 novembre 1942. Début 1944, ce ne sont pas moins de 400 soldats allemands à Cahors !

La Résistance s’organise dès 1940, avec de nombreuses formations, telles que l’Armée Secrète, le Mouvement Combat, la Résistance-Fer des cheminots, la Résistance-PTT, les groupes Froment, l’Organisation de Résistance de l’Armée, Résistance Catholique, Francs-Tireurs et Partisans, les Corps-Francs Pommiès, Libérer et Fédérer…

En 1949, la ville se déclare « Ville citoyenne du Monde » : Cahors Mundi. C’est la première ville à s’autodéclarer ainsi. Lors du premier anniversaire en 1950, participe André Breton, pape du surréalisme. C’est le début d’un mouvement qui réunira ensuite un millier de territoires répartis dans 13 pays.

Coucher de soleil sur Cahors
Coucher de soleil sur Cahors